Une valise, bourrée de « poussière d’ange » est récupérée par une femme censée la garder pour son amie. À la recherche d’un acquéreur, elle contacte un détective privé au bord de la faillite, prêt à tout pour se renflouer. Mais le présumé propriétaire de la valise, un riche libanais manchot, fait feu de tout bois pour récupérer son bien. Avec sa méthode impitoyable, il sème la terreur et les cadavres s’amoncellent sur son parcours. Alertée, la police tente d’éclaircir la cause de tous ces meurtres. Dans ce Cotonou enfiévré où la nuit efface les distinctions et où les règles du jeu échappent à tout contrôle, ceux qui prétendent donner des leçons ne sont pas forcément les plus exemplaires : « Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire. » Ce roman policier à l’ambiance chaloupée et au rythme frénétique, reste néanmoins une farce urbaine. Ses personnages, complètement déjantés, sont portés par une énergie explosive qui confère à l’intrigue une force irrésistible. Prix Ahmadou Kourouma 2010, Si la cour du mouton est sale ce n’est pas au porc de le dire, est considéré par l’auteur comme « un immense éclat de rire au cœur d’une réalité sombre »